Point d'étape : synthèse des avancées du groupe

Extrait de la newsletter - Novembre 2014

« Il n’y a pas beaucoup de discussions sur les micropolluants dans les eaux urbaines… » (Coordinateur d’OPUR, dans le cadre du Conseil d’orientation)

ARCEAU a lancé un nouveau groupe de travail, « Micropolluants dans les eaux urbaines », initié par Ghassan Chebbo, le coordinateur d’OPUR, l’Observatoire des polluants urbains, programme de recherche existant depuis près de 20 ans en région parisienne. Il est co-animé par Julien Paupardin, chargé de mission au CG 93. Une quinzaine de participants ont été sollicités pour constituer le noyau dur de ce groupe.

Une première réunion a eu lieu le 22 octobre au LEESU, à Champs-sur-Marne. Trois heures de discussion particulièrement productives ont permis d’avancer sur le périmètre d’étude du groupe et ses priorités. Les praticiens ont été invités à formuler précisément leurs besoins et attentes à l’égard de la recherche mais aussi du cadre proposé par ARCEAU. Les scientifiques se sont eux soumis à l’exercice suivant : exprimer trois « apports » de leurs travaux qu’ils imaginent utiles aux praticiens et aux problèmes qui se posent concrètement aux collectivités.

Les propositions, rassemblées au tableau par thèmes, ont permis de dégager des pistes de travail :

  1. Réaliser un « état des lieux » des connaissances disponibles sur le territoire francilien, ce travail de synthèse devant permettre aux praticiens de faire des choix plus informés ;
  2. Approcher le problème des micropolluants de façon large, sans séparer « les polluants dans le milieu urbain » et « les polluants dans le milieu naturel ». Si dans le monde de la recherche ces investigations sont souvent cloisonnées (les équipes travaillent sur l’une ou l’autre de ces questions), les collectivités s’interroge à une échelle globale qui lie le tout : quelle est la contribution de la ville au milieu naturel ? Sur quels polluants et à quels endroits faut-il concentrer les efforts ?
  3. Opérer un travail de vulgarisation des connaissances qui tienne compte de la diversité des interlocuteurs (techniciens, élus, usagers…) et des objectifs de cette communication (informer, expliquer, convaincre…) ;
  4. Bénéficier de l’éclairage des scientifiques pour améliorer le suivi des molécules polluantes : lesquelles suivre en priorité (en fonction des problématiques propres aux collectivités : environnementales, sanitaires, réglementaires…) ? Avec quels protocoles «réalistes », c'est-à-dire à même d’obtenir des résultats significatifs sans engager des procédures trop sophistiquées ni trop coûteuses ?
  5. Elargir le groupe de travail à plusieurs acteurs, notamment aux chercheurs du PIRENSeine pour aborder le devenir des micropolluants dans le milieu naturel, aux chercheurs en sciences humaines et sociales pour accompagner le questionnement relatif aux stratégies d’action publique (quelles politiques, avec quels acteurs, pour quels coûts…), à l’Agence de l’eau pour avoir une vision du bassin versant…

La prochaine étape du groupe « Micropolluants » consistera à faire des choix parmi ces objectifs ambitieux, pour arrêter un programme de travail raisonnable à moyen terme. Il est aussi nécessaire de penser dès à présent aux modes de valorisation des travaux effectués par ce collectif, et aux outils qu’il souhaite mettre en place pour avancer vers des réalisations concrètes.

Extrait de la newsletter - Octobre 2015

Depuis son démarrage en octobre 2014, le groupe de travail thématique « Micropolluants dans les eaux urbaines » co-animé par Ghassan Chebbo et Julien Paupardin s’est réuni à cinq reprises. Le noyau dur initialement constitué autour des membres fondateurs d’ARCEAU s’est peu à peu étoffé à des participants de la DRIEE, de l’ONEMA et de l’AESN montrant l’intérêt suscité par les activités du groupe de travail. Les premières réunions ont permis à chacun d’exposer très libre- ment les questions sur les micropolluants que sa structure se pose et de faire émerger les besoins et les attentes en matière de valorisation des connaissances acquises par la recherche.

Parallèlement, l’idée a émergé d’axer les productions du groupe de travail autour de la réalisation d’un document de valorisation des connaissances actuelles sur les micropolluants dans les eaux urbaines en lien avec les besoins des services opérationnels, en partenariat avec l’ONEMA pour lequel la question du transfert des connaissances constitue une préoccupation centrale. Lors de sa dernière réunion début juillet 2015, le Groupe de Travail s’est entendu pour produire un document facile d’accès, sous la forme d’une vingtaine de questions-réponses pouvant être étudiées indépendamment les unes des autres, mais dont la lecture complète permet d’avoir une vision synthétique et complète de la question des micropolluants dans les eaux urbaines.